Toronto : prix en baisse de 4,5 % et huard à 71 cents, le calcul des acquéreurs canadiens à Sint Maarten
Dernière mise à jour : il y a 5 jours
Les prix de l'immobilier à Toronto ont encore reculé en août, la Banque du Canada a maintenu son taux à 2,25 % le 2 septembre et le dollar canadien est tombé à environ 71 cents américains fin septembre. Pour un acquéreur canadien qui regarde les Caraïbes, le calcul de cet automne est simple : la valeur de son bien au Canada stagne, le coût du crédit reste stable pour l'instant, et chaque dollar américain coûte plus cher.
Les chiffres
Grand Toronto, août 2026 (TRREB, publié le 3 septembre) :
5 057 ventes, en baisse de 2,1 % par rapport à août 2025
12 075 nouvelles inscriptions, en baisse de 14,1 % sur un an
Prix de vente moyen de 993 410 $ CA, en baisse de 2,7 % sur un an
Indice composite MLS des prix en baisse de 4,5 % sur un an, quasi stable par rapport à juillet
Canada, août 2026 (ACI/CREA, publié le 15 septembre) :
Ventes en baisse de 0,7 % par rapport à juillet ; ventes réelles (non désaisonnalisées) en baisse de 6,9 % sur un an
Nouvelles inscriptions en hausse de 3,3 % sur un mois ; ratio ventes/nouvelles inscriptions de 49,1 %
4,8 mois d'inventaire
Indice national MLS des prix en baisse de 3 % sur un an ; prix moyen de 668 219 $, en hausse de 0,6 %
Taux et devises :
La Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 % le 2 septembre. Elle relève une inflation d'environ 3 %, portée surtout par l'essence, et un rebond du PIB de 3,3 % au deuxième trimestre. Prochaine décision : le 28 octobre.
La Réserve fédérale américaine a fait l'inverse le 16 septembre en relevant sa fourchette cible à 3,75 %–4,00 %.
Cet écart a poussé le huard à environ 70,7 cents américains le 23 septembre (Money.ca, via Yahoo Finance Canada). À ce cours, 10 000 $ US coûtent environ 14 000 $ CA avant les frais bancaires.
Pourquoi c'est important
Trois éléments déterminent le budget d'un acquéreur canadien à Sint Maarten : la valeur du bien qu'il possède déjà, le coût d'un emprunt adossé à ce bien, et le taux de change. Aujourd'hui, deux sur trois jouent contre lui.
Les fonds propres. Un vendeur torontois vend aujourd'hui sur un marché où le prix de référence est inférieur de 4,5 % à celui d'il y a un an. Le TRREB y voit un point positif : les inscriptions baissent plus vite que les ventes, ce qui précède généralement une reprise des prix. L'économiste principal de l'ACI, Shaun Cathcart, se montre plus prudent et évoque des risques d'inflation en hausse et une hausse de taux déjà anticipée par les marchés.
La devise. Côté hollandais, les biens sont affichés en dollars américains. À 0,707, un condo à 500 000 $ US à Simpson Bay ou Cupecoy coûte environ 707 000 $ CA, hors frais d'acquisition. La vente moyenne dans le Grand Toronto, 993 410 $, représente environ 702 000 $ US. Côté français, les prix sont en euros : c'est alors le taux CAD/EUR qui compte.
Le crédit. Une voie fréquente pour les acquéreurs canadiens est la marge de crédit hypothécaire ou le refinancement au Canada, plutôt qu'un prêt local. Avec la Banque du Canada en pause à 2,25 %, ces marges sont restées stables. Si le marché a raison sur une hausse, cela changera. Ceci n'est pas un conseil financier : parlez à votre banque avant de signer une offre ici.
Notre lecture
Nous ne conseillons pas de précipiter un achat pour battre la devise, ni d'attendre que le huard « remonte ». Personne ne prévoit bien le change. Ce qui fonctionne est plus simple : sécuriser d'abord le financement canadien, transférer les fonds en deux ou trois fois plutôt qu'en une seule, et passer par un spécialiste du change plutôt que par l'écart d'une banque de détail pour un virement à six chiffres.
La demande des « snowbirds » pèse directement sur la location. Un huard faible rend la saison en Floride et aux Caraïbes plus chère pour les Canadiens, et certains raccourciront leur séjour. Pour les propriétaires qui louent à une clientèle canadienne, cela plaide pour des durées minimales souples cet hiver plutôt que des blocs mensuels fixes.
Pour les acquéreurs, les prix en dollars américains côté hollandais ont deux faces. C'est plus cher aujourd'hui. Mais le bien est détenu en dollars américains, ce que certains voient comme une couverture face à leur devise. Consultez nos biens à vendre à Sint Maarten ou contactez notre équipe pour faire le calcul en dollars canadiens.
Sources : TRREB Market Watch, août 2026 (publié le 3 septembre 2026) ; statistiques nationales de l'ACI (CREA), août 2026 (publiées le 15 septembre 2026) ; Banque du Canada, annonce du 2 septembre 2026 ; Réserve fédérale américaine, communiqué du FOMC du 16 septembre 2026 ; Money.ca via Yahoo Finance Canada, 23 septembre 2026.
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